Terme utilisé en backtesting

DCA (moyenne des coûts en dollars, dans le contexte des robots de trading)

La moyenne des coûts en dollars évoque cette habitude ennuyeuse d’achat programmé propre à l’investissement à long terme. Dans le cadre d’un robot de trading, cela signifie lisser la perte sur une position déjà déficitaire, et toutes les versions que nous avons testées ont échoué.

En investissement, le « dollar-cost averaging » consiste à acheter un montant fixe selon un calendrier défini, quel que soit le cours — une habitude ennuyeuse mais sensée pour les acheteurs d’indices à long terme. Dans le monde des robots de trading, ce terme a été emprunté pour désigner quelque chose de tout à fait différent. Le « Bot-DCA » consiste à lisser à la baisse une position déjà déficitaire : acheter davantage à mesure que le cours baisse, afin de faire baisser le prix d’entrée moyen et de le rapprocher du seuil de rentabilité. Si l’on fait abstraction de cet acronyme sympathique, il ne reste qu’une stratégie de martingale sous un nom approuvé par les tableurs.

Mécaniquement, c’est simple. La position évolue à l’encontre du robot, celui-ci augmente la taille de la position, et continue à le faire jusqu’à ce que le cours remonte suffisamment pour clôturer l’ensemble de la position dans le vert. Chaque ajout abaisse le seuil de rentabilité, de sorte qu’un rebond même modeste suffit pour s’en sortir. C’est là tout l’attrait, mais aussi le piège : chaque ajout augmente également la taille de la position en perte, de sorte que la perte finale, si le rebond ne se produit jamais, s’amplifie à chaque achat effectué pendant la baisse.

C’est pourquoi les systèmes de DCA automatisés affichent un taux de réussite trompeusement élevé. Presque toutes les transactions se clôturent en bénéfice, car le bot refuse de clôturer à perte — il se contente d’attendre, d’ajouter des positions, puis d’attendre encore. Les pertes ne disparaissent pas. Elles restent sous forme de drawdown ouvert, masquées dans le journal des transactions, jusqu’à ce que, pour une fois, le marché ne se redresse pas ; à ce moment-là, une longue série de petites transactions bénéficiaires est anéantie par une seule position devenue trop importante pour survivre.

Nous avons testé 76 de ces systèmes parallèlement à des stratégies de grille, en tenant compte des coûts de trading réels. Les 76 ont échoué. Pas la plupart. Tous. La logique de moyenne et la logique en échelle échouent pour la même raison structurelle : toutes deux misent sur une faible volatilité, toutes deux partent du principe que le marché se redressera avant que la taille de la position ne devienne insoutenable, et toutes deux font faillite exactement une fois — le seul moment où cela compte vraiment.

Le marché ne doit pas forcément offrir un rebond à votre prix moyen. Une stratégie qui gagne toujours sur le papier est généralement celle qui cache ses pertes dans des positions qu’elle refuse de clôturer, et le bot DCA est cette astuce qui porte le nom le plus respectable de l’investissement grand public.

Les véritables performances des bots DCA →

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Voici les termes qui se cachent derrière « The No List » : l’audit complet, chaque stratégie et indicateur cités, avec leur verdict et la raison exacte de leur sélection ou de leur rejet.

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